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Face au coup d’état arrivée en Guinée Bissau, Convergence des Cultures s’unit au communiqué de la Ligue Guinéenne des Droits de l’Homme.
Dans le cadre de sa mission de promouvoir et de défendre les droits de l’homme, la direction nationale de la Ligue guinéenne des droits de l’homme a créé un cabinet de crise afin de contrôler les violations continuelles des droits permanents dans le pays étant donné le changement de l’ordre constitutionnel, dirigé par l’État major général des Forces armées. Ce bureau a reçu systématiquement les plaintes des citoyens qui font sort des violations des droits de l’homme qui sont arrivés dans tout le pays, après le coup d´État du 12 avril 2012.
La liberté de presse, de réunion et d’expression constituent des fondements et des manifestations intrinsèques de la démocratie, c’est-à-dire, elles reflètent le contrôle effectif du pouvoir de la part de celui qui l’a octroyé aux gouvernants, pour favoriser les idéales de la stabilité du Gouvernement et des principes de l’état de droit.
Après les événements du coup d’État, l’État major a adopté des mesures qui incorporent les restrictions illégales des droits et des libertés fondamentales des citoyens, telles que :
A. La fermeture illégale et compulsive des organes de communication sociale, sauf la Radio nationale ;
B. Les actes d’intimidation qui ont donné lieu à la brutale répression et à l’assaut postérieur des jeunes et des femmes dans une manifestation pacifique qui finit avec deux blessés, un d’eux dans un état grave ;
C. La prohibition systématique des manifestations pacifiques contre le coup d’État, au marge des lois en vigueur en Guinée- Bissau ;
D. Pillage et vandalisme dans les résidences des membres du Gouvernement et d’autres figures politiques ;
E. Raclées à des citoyens innocents, en particulier, le journaliste Antonio Aly Silva, la chanteuse Dulce Neves, Mário Mussante, Directeur général d’APGB et Octavio Morais, celui-ci résident a à São Domingos, parti sans laisser son adresse ;
Face à ces faits, la Direction nationale de la Ligue décide le suivant :
1. Condamner les récurrentes violations des droits de l’homme exercées par les forces armées ;
2. Exiger à l’État major général des forces armées, l’adoption de mesures orientées à l’aperture immédiate de tous les organes de communication sociale ;
3. Demander à l’État major de s’abstenir des comportements et de mesures orientées à empêcher aux citoyens l’exercice des droits et des libertés fondamentaux, inclues la liberté de réunion, manifestation et de libre expression de leurs opinions ;
4. Exiger la restitution de tous les biens privés injustement soustraits aux citoyens ;
5. Faire un appel à la responsabilité disciplinaire et criminelle de tous les impliqués dans des actes de pillage et des raclées aux citoyens ;
6. Faire appel une autre fois à la communauté internationale sur les besoins urgents d’adopter des mesures en vue d’une rapide résolution de la crise installée avec de graves conséquences pour la vie quotidienne des personnes ;
7. Se solidariser avec la grève de travail décrétée par les deux syndicats, UNTG et CGSI-GB, les pressant à rester ferme dans leurs positions en faveur de la stabilité et du respect à l’ordre constitutionnel et démocratique.
Fait à Bissau, le 16 avril 2012
La Direction nationale
Traduit au français par Gemma Rojo Santamaría |